Cette année encore la ville d’Orléans, le diocèse, la garnison militaire d’Orléans ainsi que l’association « Orléans Jeanne d’Arc » co-organisent les « fêtes johanniques », un évènement censé célébrer la libération de la ville par Jeanne d’Arc en 1429. Pour cette occasion une lycéenne est choisie et figurera Jeanne d’Arc pendant toutes les festivités en défilant à travers la ville. Mais l’évènement n’est malheureusement pas une simple fête célébrant l’histoire de la ville puisqu’il est aussi complété par des offices religieux et même un défilé militaire.
Si Jeanne d’Arc a autant marqué l’histoire , au-delà de son rôle militaire, c’est aussi parce qu’elle sortait des codes de son genre et a pu porter l’armure en tant que femme. C’est d’ailleurs parce qu’elle porte les cheveux courts et des vêtements masculins qu’elle sera condamnée. Il existe donc aussi des lectures historiques de la vie de Jeanne d’Arc qui la resituent comme une héroïne féministe ou queer.
Mais ça n’est pas dans une vision progressiste qu’elle est mise à l’honneur lors des fêtes johanniques à Orléans, bien au contraire.
Chaque année la lycéenne qui incarnera Jeanne d’Arc pendant les fêtes est choisie selon des critères rétrogrades par un comité composé de militaires et religieux, elle doit notamment remplir quatre conditions : – habiter Orléans ou une commune limitrophe depuis 10 ans ; – être scolarisée dans un lycée d’Orléans (sans limite d’âge) ; – être catholique (baptême et preuve d’engagement dans sa vie de foi) ; – avoir un engagement associatif (comme le scoutisme ou toute aide aux autres, notamment humanitaire).
On a donc très souvent à la fin des profils de lycéennes catholiques intégristes issues de milieux bourgeois et scolarisées dans des établissements privés (on est loin d’une fête populaire !) .
Comme on l’a vu avec le choix de la Jeanne, les fêtes johanniques sont loin de correspondre à la laïcité qui est mobilisée si facilement contre les personnes musulmanes. Ici aucun problème pour organiser une grande fête religieuse avec de l’argent public ni pour la présence officielle des élus à des cérémonies religieuses.
Pas de problème non plus pour que l’armée s’y associe. C’est d’ailleurs l’occasion d’un grand défilé militaire à travers la ville et l’on fait également visiter la base militaire à la Jeanne et à ses pages. On peut ainsi admirer en famille les machines, les hommes et les femmes qu’on enverra tuer ou se faire tuer pour maintenir le néocolonialisme français dans d’autres pays.
En plus des défilés militaires et religieux un spectacle Historock se tiendra au théâtre Gérard Philippe, dans le cadre des fêtes de Jeanne d’Arc selon Dimitri Casali ,son auteur et promoteur, coqueluche des médias d’extrême droite. Le spectacle qui se présente comme une « grande fresque historique » s’apparente en réalité à une offensive de propagande réactionnaire de mauvais goût, très éloignée des exigences pédagogiques selon le syndicat Sud éducation Loiret.
Sous couvert de la célébration d’une figure « locale », les fêtes johanniques sont en réalité un parfait prétexte pour véhiculer des images rétrogrades et désuètes. Il ne s’agit ici pas d’histoire, mais bien d’une instrumentalisation de celle-ci afin de raviver le nationalisme le plus crasse.
Jean Marie Le Pen crie « Jeanne au secours ! » devant la statut de Jeanne d’Arc
La figure de Jeanne d’Arc est depuis le XXe siècle largement récupérée par l’extrême droite, notamment par Charles Maurras et l’Action française. Historien spécialiste des usages contemporain du Moyen Âge, William Blanc constate que depuis les années 80 « le FN a ‘trusté’ cette figure en termes politiques, alors que dans d’autres pays c’est plutôt un personnage progressiste ».
L’historien affirme qu’il est insensé de faire de Jeanne d’Arc « une figure du patriotisme » et que c’est historiquement « très problématique ». En effet, il étaye son propos en s’appuyant sur les travaux de Colette Beaune en expliquant que « la notion d’identité nationale n’est pas centrale à l’époque médiévale ». Tout cela, révèle l’instrumentalisation anachronique de l’histoire par l’extrême droite.
Il est donc vain de chercher une interprétation positive aux fêtes de Jeanne d’Arc. Celles-ci représentent l’évènement réactionnaire le plus célébré d’Orléans. Ces fêtes réunissent l’Eglise, l’Etat et l’armée , trois institutions qu’on aimerait voir disparaître au plus vite en tant qu’antifascistes. Profitons des manifestations populaires et révolutionnaires du 1er mai plutôt que du défilé des réacs.
L’UNI (Union Nationale Inter-universitaire) naît en 1969 pour contrer la subversion émancipatrice de mai 68, en se définissant idéologiquement comme gaulliste d’ordre, une position conservatrice et antimarxiste. Financée par Pompidou, soutenue par Charles Pasqua, et appuyée par le Service d’Action Civique (SAC, milice gaulliste responsable de plusieurs dizaines d’assassinats politiques), l’UNI compense ses débuts difficiles par des actions violentes dans les facs aux côtés des néonazis du GUD (Groupe Union Défense).
Dans les années qui suivent, l’UNI se lie toujours plus avec l’extrême-droite (ED) en se rapprochant du Parti des Forces Nouvelles (néofasciste) ainsi que du Front National. L’UNI tient des positions réactionnaires, s’opposant notamment à la légalisation de l’avortement, au pacte civil de solidarité (PACS) pour les homosexuel·les et en soutenant la réforme des retraites de 2003 et 2010.
Plus récemment, des militant·es de l’UNI quittent l’orga car trop modérée et fondent la Cocarde étudiante, association d’extrême-droite. L’UNI se mobilise aussi contre le mariage pour toustes aux côtés de l’Action Française (AF, parti royaliste antisémite), Civitas (parti catholique intégriste), du GUD et des Jeunesses Nationalistes (pétainistes).
Malgré ses origines gaullistes revendiquées, l’UNI n’a cessé de militer aux côtés de l’ED, leur cédant parfois même des adhérent·es frustré·es par la vitrine de droite libérale que l’organisation tente de conserver. Par ses revendications éloignées des problèmes étudiants et véhiculant des messages racistes, islamophobes, anti-féministes et élitistes/classistes, ou par son rôle dans la formation des cadres des partis d’ED, son positionnement et les liens qu’elle entretient en font une organisation fasciste à combattre à l’intérieur comme à l’extérieur du milieu étudiant.
Ce texte est un bilan réalisé par dix groupes antifascistes qui ont fait un travail d’enquête sur leur section locale de l’UNI. Pour plus de détails, voir les comptes de chaque collectif à la fin.
Angers : UNI et Ultime Rempart
A Angers, les « syndicalistes » autoproclamé·es de l’UNI ont organisée leur réunion de rentrée au bar Les Variétés, qui accueille aussi le RN, le RNJ, SOS Calvaire (cathos nationalistes), Chantons (Ex-Canto) et Ultime Rempart (UR, fafs défenseurs du patrimoine).
En ce qui concerne leur communication officielle : collages islamophobes et réactionnaires, pétition pour l’annulation d’une fête antifasciste à l’université et saillies anti-dragshow
Officieux mais en rien secret, Paul Caron a la double casquette UNI et UR. Chez UR se côtoient des militants de l’UNI, de la Cocarde, du RN, et du RED (néofascistes). On peut citer Daniel Beaussier, Aurélien Flottes (reconnaissable à son tatouage), et Côme Jullien de Pommerol : 3 fascistes angevins adeptes du coup de poing.
Bordeaux : L’UNI chez les néofascistes
A Bordeaux, les liens entre UNI et militants néo-nazis sont avérés depuis toujours. Au programme : soirées dans des lieux communs, dépôt de manifestation par l’UNI pour le compte des fafs et même actions communes. On apercevra notamment les têtes de nazillons de l’UNI lors de soirées « cohésion » du groupe néofasciste la Bastide bordelaise ou lors d’exactions racistes (p.ex Luca Cisilotto de l’UNI et de la Bastide, rouge).
Plus récemment, lors des dernières élections étudiantes, « la droite étudiante« , lassée de se faire bolosser sur le campus, fera appel aux fafs locaux pour assurer un semblant de service d’ordre. A Bordeaux, la logique des fafs est simple : les défaites dans la rue et sur le campus forcent les fafs locaux et les nazillons de l’UNI à s’allier , espérant que les défaites à répétition cessent.
Caen : Agressions et salut nazi
Élections présidentielles (2021-2022) : l’UNI-Caen, dirigée par Mathieu Picque (vert), fait campagne pour Zemmour. La section s’associe à des fascistes, dont Arthur Bunel (orange, AF, Goubelins). Des rondes seront faîtes par des individus armés sur le campus 1 pour protéger les collages de l’UNI et agresser des étudiant·es.
Élections étudiantes (oct 2024) : des militants UNI agressent verbalement/menacent de mort un enseignant (Yvenn Le Coz, gris ; Esteban Nahi, violet, Mathéo Tessa, bleu). Des étudiant·es seront agressé·es physiquement le même jour par l’UNI.
Mobilisation contre l’austérité (fév 2025) : un étudiant qui se revendique de l’UNI (jaune) fait un salut nazi à la fac.
Le Mans : l’UNI chez Génération z et le RN
L’UNI-Le Mans est en lien avec plusieurs partis et groupuscules fascistes. Leur chef, Félix Aubry (marron), est aussi le chef de Génération Zemmour Sarthe et Pays de la Loire. Il tracte pour un candidat LR/RN désormais UDR, et se forme avec le RN.
Il manifeste à la royaliste Marche du souvenir vendéen avec des gants coqués, et milite au collectif catholique-intégriste Ultime Rempart avec Mathis Lemoine, un autre militant UNI.
Lors d’une manif raciste qu’il a organisée, Félix Aubry a associé des individus racisés à des « barbares« , des propos racistes que vomit aussi l’UNI-Le Mans.
Nantes : l’UNI et le harcèlement raciste
À Nantes, l’UNI entretient des liens avec des nazis locaux bien connus (Malo Lignereux, rose), et bouge régulièrement avec eux, comme pour « débloquer » la fac de Nantes (le blocus ayant été levé par l’AG au préalable).
Les responsables de l’UNI, Alix Gandon, Max Rivet et Luciana Pied posent d’ailleurs fièrement à côté de Marion Maréchal Lepen et Guillaume Pelletier, assumant donc leur idéologie d’extrême droite (photo issue de l’instagram de Luciana).
Orléans : l’UNI sexiste et islamophobe
A Orléans, lors des dernières élections étudiantes (nov 2024), des membres de l’UNI, ou du service d’ordre les accompagnant lors de leur tractage, n’ont pas hésité à intimider et insulter les autres étudiant·es, notamment de l’UNEF et de l’Union Etudiante : en les traitant de « tarlouzes« , « petite salope » ou bien de tenir des propos islamophobes lorsque des femmes voilées passent devant eux (« hamas, hamas« )…
Ces militants de l’UNI ont également été aperçus collant des stickers de l’Action Française, une organisation royaliste raciste et antisémite.
Saint-Étienne : salut nazi et royalisme
A Saint-Etienne, en mars 2024, des étudiants affiliés à l’UNI se sont mis en scène à la Bibliothèque Universitaire, faisant un salut nazi avec un drapeau français portant l’inscription « vive le roy ». Cet incident illustre la présence croissante d’idéologies d’ED au sein de l’université, notamment via des tags et des stickers néofascistes signalés à de nombreuses reprises. Malgré les alertes, l’administration de l’Université Jean Monnet a tardé à réagir, niant l’implication d’étudiants et qualifiant les actes de simple “vandalisme”, ignorant leur caractère fasciste.
Les militant·es stéphanois·es de l’UNI, dont certain·es sont lié·es à des groupes politiques comme le RN et Action Française, bénéficient toujours d’une légitimité au sein de l’université (accès à des locaux, autorisation de tractations, élections…) et ce malgré la porosité entre certains de leurs membres et des idéologies fascistes (ici, un attrait pour le néonazisme).
Plusieurs membres sont proches de l’AF, des Gargouilles (natios-révolutionnaires), ou de Génération Z. Certains se regroupent régulièrement en milices fascistes dans la ville.
Suite aux révélations du collectif Golem, montrant des montage antisémites réalisés par l’UNI, la section a commencé à s’étioler. Josselin Hecht (rouge, UNI Strasbourg), a posté une vidéo de lui sur Instagram, effectuant un salut Nazi et scandant « Heil Hitler« . Sur le groupe insta de sa promotion, il cherche à faire impression avec des insultes racistes ou théories complotistes d’ED. Il a aussi participé à des actions avec l’AF et les Gargouilles.
Théo Nezet (jaune), a agressé des étudiants du syndicat SESL. Anciennement à UNI Strasbourg, il est désormais dans leur section Mulhousienne qui est dirigée par une membre assumée de l’AF.
Toulouse : encore un salut nazi
À Toulouse, on a pu retrouver un salut nazi effectué par Alexandre Olivier, membre de l’UNI, à l’intérieur du local du “syndicat” dans l’université Capitole. La photo, qui date de l’année 2023/2024, était fièrement affichée sur les réseaux sociaux personnels de l’apprenti néo-nazi. Sur celle-ci, on peut voir l’indifférence des autres membres de l’UNI, voir même de grands sourires.
Depuis la diffusion de cette image, le syndicat assure l’avoir « obligé à démissionner » des fonctions qu’il occupait (Streetpress). Mais dans un même temps Yvenn le Coz va défendre Alexandre O., prétextant en réalité « un salut scout » (Le Monde), et nous qui étions persuadé·es que c’était un salut romain… On se perd avec tous ces bras levés ces temps-ci.
Plus récemment France 3 Occitanie révèle que l’UNI Toulouse « assure que l’étudiant n’ajamais rejoint ses rangs » ce qui va à l’encontre de ce que dit Yvenn le Coz dans Le Monde : « Alexandre O., en effet été élu sur une liste étudiante de l’UNI durant l’année universitaire 2023-2024« . L’université Capitole a réagit avec une commission de discipline à ce sujet d’ici la fin de l’année universitaire, mais elle dément l’appartenance de l’étudiant à l’UNI.
Tours : l’UNI et le “white power”
L’UNI monte dangereusement à Tours. Lors des dernières élections étudiantes (oct 2024) : islamophobie, transphobie et harcèlement d’une professeure ont montré le visage de la section locale de l’UNI.
De plus, nous voyons sur cette photo le signe du suprémacisme blanc, le ‘White Power’.
Sur d’autres photos, ce sont des liens entre l’UNI et des partis d’extrême-droite que nous constatons (RN, UDR).
L’UNI une orga étudiante fasciste
Le bilan pourrait être allongé à l’infini avec les sections UNI de Lorient, Rennes, etc., et leur alter-ego : la Cocarde Étudiante. Si l’UNI tente d’éteindre l’incendie en se focalisant sur les cas les plus médiatisés, sa direction est aussi concernée avec les délégués nationaux Mathis Gachon et Yvenn Le Coz. Le 1er vient d’être épinglé pour un salut Kühnen, alors que le 2ème est responsable d’actes violents et défend le militant toulousain Alexandre O. de son salut nazi.
L’UNI continue de se prétendre gaulliste/de droite pour mieux se faire élire et radicaliser la droite institutionnelle afin de produire l’union gouvernementale des droites. Mais les actes et relations de ses militant·es en font clairement une organisation fasciste.
Pendant que les saluts nazis se multiplient, d’Elon Musk à Steve Bannon en passant par l’UNI, la fascisation transpire à tous les niveaux : attaques néonazies banalisées par l’État français, circulaire xénophobe de Retailleau sur l’immigration, valorisation du fémonationalisme par le gouvernement Macron, censure sexiste et LGBTQIA+phobe par Trump, génocide des palestinien·nes par Israël et ses complices, alliance de la bourgeoisie avec l’extrême-droite (Musk, Zuckerberg, Stérin, Bolloré), montées des partis fascistes à l’international.
L’UNI n’est pas à la dérive, elle a choisi son camp politique
A nous d’éradiquer l’épidémie : rejoignons les initiatives anti-fascistes ou créons-en !
France souveraineté, une association organisant des conférences d’extrême droite et catholiques intégristes, annonce une nouvelle conférence sur le thème de « la Politique peut-elle se passer du Sacré ? » ce vendredi 7 mars à Orléans.
L’affiche de l’évènement
L’association qui était déjà connue pour avoir fait scandale en invitant l’auteur antisémite Pierre Hillard récidive en acueillant Sylvain Durain, un proche de Hillard selon Libération.
L’antisémitisme de Durain va jusqu’a dénoncer, toujours selon Libération, une «véritable infiltration juive dans les organisations mondiales telles la Croix-Rouge, les organisations autour des droits de l’homme, les ONG, et aussi (et j’aurais envie de dire surtout) l’Eglise».
Pierre Hillard en dédicace à deux reprises dans la librairie de son ami Sylvain Durain
Pour cette conférence Sylvain Durain sera accompagné par Alain Pascal un auteur catholique intégriste présenté comme « historien des religions et de l’ésotérisme » alors qu’il n’est diplômé que d’un bac de philo et d’une licence de droit. Celui ci se positionne dans son dernier ouvrage « Pour une révision totale de l’Histoire », vaste programme.
Alain Pascal est obsédé par le « mondialisme » et souhaite imposer un retour à la religion catholique.
Alain Pascal était présent aux journées chouannes de 2020 aux côtés d’auteurs antisémites
Au programme ils mettaient à l’honneur selon leur propres mots « quelques personnalités qui ont fait la France contre-révolutionnaire de ces 50 dernières années » : Pétain, Salazar (dictateur portugais), Marcel Lefèbvre (fondateur du mouvement catholique intégriste Fraternité Saint Pie X) et Charles Maurras (pétainiste antisémite et figure de l’Action Française).
Les personnalités de références des journées Chouannes…
Selon nos informations la conférence se déroulera dans la salle paroissiale du Lion de Saint Marc à Orléans, comme cela était prévu en 2022 pour Hillard avant que nous dénoncions cette salle. L’évêché était alors intervenu pour empêcher la tenue de cette conférence dans cette salle. Pourtant depuis la salle a été régulièrement prêtée à France Souveraineté pour des conférences notamment pro-Poutine ou encore climatosceptique…
En 2022 l’évêché et le lion de Saint Marc avait fait annuler la conférence de Pierre Hillard.
Nous demandons donc a l’évêché ainsi que à la paroisse accueillant ces conférences de se positionner clairement et prendre des mesures face à cette association et la propagande de ses idées de haine.
Dimanche 19 janvier le Rassemblement National du Loiret invitait Matthieu Valet député européen et ancien syndicaliste policier pour une réunion publique à Beaune La Rolande après avoir visité le commissariat de Montargis.
Anthony Zeller au micro, Thomas Ménagé, Michel Masson (maire de Beaune-la-Rolande), Matthieu Valet et Jean Lin Lacapelle à sa droite
Quelques jours après avoir rendu hommage à Jean-Marie Le Pen, condamné plusieurs fois pour ses déclarations antisémites et négationnistes, le RN a donc choisi un ancien syndicaliste policier et une ville dont l’histoire est fortement liée à la Shoah pour tenir son meeting.
En effet, Beaune La Rolande est connue pour avoir abrité un camp d’internement et de transit pour les juif.ves. 6400 prisonniers et prisonnières de ce camp dont une grande part d’enfants juifs et juives sont mort-es après avoir été déporté-es à Auschwitz.
Le mémorial juif de Beaune-la-Rolande construit devant l’emplacement de l’ancien camp
Parmis les personnalités du RN présentes ce jour là Jean-Lin Lacapelle proche des néonazis de la GUD connection était aussi présent à la messe en hommage à Jean-Marie Le Pen à Paris. Le député RN Thomas Ménagé a lui aussi rendu hommage au tortionnaire et antisémite à travers un long tweet sans évoquer son antisémitisme. Anthony Zeller ancien candidat RN aux législatives et organisateur de cette réunion publique avait lui aussi posté une photo hommage à Jean-Marie Le Pen avec ce commentaire “À dieu président”…
Sur les photos de la réunion publique on aperçoit également Michel Masson, maire de Beaune-la-Rolande. L’élu cautionne donc et soutient un parti héritier des nazis et de la collaboration ainsi que ses élus actuels qui ont rendu hommage à un négationniste et antisémite. Michel Masson effectue visiblement le devoir de mémoire de façon très sélective et veut faire oublier l’antisémitisme crasse du RN et de son fondateur.
Michel Masson, maire de Beaune-la-Rolande, ici au milieu des élus d’extrême droite, applaudit des deux mains le RN.
Pour rappel le Rassemblement National n’est que le nouveau nom du Front National un parti fondé par Jean-Marie Le Pen aux cotés de collaborationnistes et d’anciens Waffen-SS.
La conférence de presse de création du FN, un parti composés de collaborationnistes et d’anciens
Il est inacceptable qu’un parti qui ne renie pas son fondateur Jean Marie Le Pen – lequel qualifiait notamment les chambres à gaz de « détail de l’histoire »– se permette de se réunir dans cette ville et d’y inviter un ancien syndicaliste policier.
Car il faut noter également que le camp de Beaune-la Rolande n’était pas géré par les nazis mais par la gendarmerie française ; c’est également la police et la gendarmerie française qui ont procédé aux rafles qui ont permis la déportation et donc la mort de dizaines de milliers de juifs et juives français-es et étranger-es.
Plusieurs collages ont été réalisés dans Beaune la Rolande pour dénoncer ce parti héritier des nazis et de la collaboration.
Dans le cadre d’une contre-manifestation antifasciste faisant front à un rassemblement néo-nazi hongrois quiavait rassemblé des centaines de nostalgiques du IIIe Reich, le militant antifasciste Rexhino Abazaj, alias « Gino », est accusé par le premier ministre d’extrême droite Hongrois, Viktor Orbán, d’avoir commis des violences contre des militants néo-nazis.
Ce rassemblement célébrant « l’héroïsme » de la Wermarcht – armée allié de la Hongrie lors de la seconde guerre mondiale – se déroule chaque février à Budapest pour commémorer une bataille perdue face à l’armée rouge. Cet événement est incontestablement un catalyseur de haine puisque les néonazis peuvent parader paisiblement dans les rues de la capitale hongroise, arborant fièrement leurs tatouages de croix gammées.
La Hongrie d’Orbán se montre de nouveau ultra répressive envers un militantantifasciste et émet un mandat d’arrêt européen pour faire juger Gino. Ce dernier a été arrêté par la SDAT (sous-direction anti-terroriste) le 13 novembre 2024 à Montreuil. Il est depuis placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Fresnes.
Cette arrestation témoigne d’une inquiétante complaisance de la France puisqu’elle répond aux même rhétoriques autoritaires et racistes d’Orbán, qualifiant un simple militant antifasciste de terroriste.
Il n’est pas le seul a avoir subiun mandat d’arrêt européen, d’autres arrestations d’antifascistes ont également eu lieu en Allemagne et en Italie pour la même affaire.La camarade antifasciste italienne, Ilaria Salis aquant à elle été arrêtée en Hongrie et a passéplus d’un an dans les prisons hongroisesà l’isolement et dans des conditions sanitaires atroces. A l’instar de son incarcération, son procès fut une nouvelle humiliation, puisqu’elle apparaît en laisse, enchaînée aux mains et aux pieds.
Ilaria Salis menottée et tenue par une chaîne lors de son procès en Hongrie
Ces images frappantes illustrent parfaitement à quel point, contrairement au fascisme, l’antifascisme est criminalisé.
Face à la désinhibition des violences fascistes en Europe, il paraît fort probable que si Gino est extradé en Hongrie, le même sort lui sera réservé. Ayant connu cela, Ilaria Salis craint « un procès inéquitable » et » des conditions de détention inhumaine ».
Cette situation alarmante ne semble pas inquiéter les médias mainstream qui comme toujours, s’adonnent à la banalisation de l’extrême droite en invitant sur leurs plateaux leurs représentants.
De la même manière que Macron avait cité Maurras et fait des louanges à l’égard du maréchal Pétain et que Bayrou son nouveau premier ministre avait parrainé Le Pen aux dernières présidentielles nous pouvons craindre que l’état français se montre de nouveau fascisto-compatible, en cédant aux pressions de Victor Orbán.
Afin d’éviter cela, montrons nous solidaires pour éviter l’extradition vers la Hongrie de Ginoqui y risquerait jusqu’à 16 ans d’incarcération. Pour exprimer cette solidarité le comité français de soutien à Gino organise notamment un rassemblement ce mercredi 18 décembre, date de l’audience de Gino, à 13h devant le tribunal de la cour d’appel de Paris.
Tous.tes ensemble, exigeons la libération immédiate de Gino !
Capture d’écran Instagram du compte d’Aurelianorum Corda
Plus connu encore localement le groupuscule qui l’invite « Aurélianorum Corda », d’ordinaire cantonné aux bagarres en forêts entre hooligans ou aux agressions de militants et de journalistes semble vouloir diversifier ses activités avec cette conférence.
Orléans Bourges Hooligans, un groupe de hooligans néonazis composé de militants de Bourges et d’Orléans
L’auteur était déjà intervenu en novembre lors d’un évènement organisé par un cercle de réflexion proche du parti « Les Patriotes » de Florian Philippot, visiblement Rodolph Cart est donc une réference commune pour le RN, les Patriotes et les néonazis.
Rodolphe Cart invité par le cercle Péguy animé par les membres du parti « les patriotes » à Orléans
Le groupe Aurelianorum Corda complété par des militants de Bourges lors d’un évènement SOS Calvaires
Ils sont notoirement en lien avec le groupuscule d’extrême droite « Animus Fortis » à Bourges qui relaie cette conférence. Mais aussi avec le groupuscule « Des Tours et Des Lys » qui organisait récemment une marche au flambeau à Tours à laquelle Gaëtan Pichonnat a participé avec sa femme Coleen Pichonnat (Crochard).
Enfin cette dernière était candidate pour la liste pétainiste « Forteresse Europe » aux législatives dans le Loiret, en effet son mari Gaëtan est proche du groupe « Les Nationalistes » de Yvan Benedetti.
Cet évènement est une preuve supplémentaire des liens entre le RN, les Patriotes et les groupuscules néonazis. Il n’y a pas une « ultra droite » et une extrême droite. Il y a l’extrême droite parlementaire et l’extrême droite radicale, les deux portent un projet mortifère et elles avancent main dans la main.
La tenue de cet évènement néonazi à Orléans est inadmissible et doit être empêchée par tous les moyens. L’évènement qui va rassembler des néonazis violents représente un risque d’agressions fascistes dans l’agglomération ce week-end.
Pas de fachos dans nos quartiers pas de quartier pour les fachos !
Alors que l’extrême droite et son principal représentant politique le Rassemblement National était annoncée en tête aux élections législativesle RN arrive finalement en troisième position. Une surprise pour les instituts de sondages et les médias qui estnotamment due à la stratégie du « Front Républicain ».
Mais ce soulagement n’est qu’un sursis puisque même si on pouvait se réjouir de ce score du RN beaucoup plus faible que prévu, le RN a malgré tout considérablement augmenté son nombre de députés et donc aussi le financement de son parti et de ses futures campagnes. La gauche même si elle est arrivée en tête n’a pas de majorité, reste très éclatée et a l’habitude de nous décevoir.
Alors que peut-on faire de manière simple et concrète face à ce constat ?
On a essayé de réfléchir et de proposer quelques pistes pour celles et ceux qui ont envie d’agir.
Les propositions suivantes sont établies dans une liste non exhaustive et toutes ne conviendront pas forcément à tout le monde.
Soutenir les médias indépendants
On a vu lors de cette campagne et lors des campagnes précédentes que les médias ont une très grosse influence sur les résultats des élections et façonne notre vision du monde.
Informer est une bonne chose, le problème est que comme le reste, l’information est bien souvent au service du capitalisme et même de l’extrême droite pour les médias du groupe Bolloré (CNews, C8, Europe 1, le JDD…).
Quelques chiffres sur les milliardaires et la presse française
II est donc important de soutenir les médias indépendants qui ne peuvent pas compter sur le financement des milliardaires et qui travaillent sur les luttes sociales ou sur l’extrême droite. On peut citer notamment : Au Poste,Frustrations, StreetPress, Médiapart, Rapports de Force…
Si on n’a pas d’argent pour les aider on peut tout simplement relayer leurs articles sur les réseaux sociaux ou les recommander à nos ami.es.
Se réapproprier l’espace public
Plutôt que de subir la publicité ou la propagande d’extrême droite il faut se réapproprier l’espace public.
Il ne faut pas hésiter à arracher ou tagguer les affiches d’extrême droite dès qu’on en voit une. Il vaut mieux ne pas faire cela seul même si on rencontre la plupart du temps des réactions de soutien. Les autocollants des fachos s’arrachent aussi la plupart du temps assez facilement. En cas de difficulté on peut les recouvrir au marqueur.
Un bel exemple de riposte à coups de bombes de peinture
Des sites internet comme lahorde.info proposent de nombreux modèles d’autocollants antifascistes pour redécorer ta ville et contrer les idées d’extrême droite !
Bienvenue aux migrants !
Ni patrie, ni patron !
Se rapprocher d’un syndicat progressiste
Une des façons de faire reculer l’extrême droite et le gouvernement de Macron c’est de s’organiser entre travailleurs et travailleuses pour défendre nos droits, l’un des outils pour ça c’est le syndicat.
Les patrons ne sont pas toujours de bon conseil !
Normalement tout salarié peut se syndiquer (même si c’est plus ou moins facile et intéressant selon l’entreprise dans laquelle on travaille). Les syndicats peuvent aussi aider les personnes précaires ou sans-emploi.
Se syndiquer ça permet de rencontrer d’autres personnes qui travaillent dans le même domaine que nous , d’obtenir des conseils juridiques et aussi de mener des luttes sociales par la grève notamment.
La plupart des droits des français ont été acquis ou défendus par des grèves (congés payés, hausse de salaires, baisse du temps de travail…)
La grève ça marche !
Soutenir les associations féministes et LGBTQIA+
Au delà du monde du travail il est possible de s’engager dans des associations féministes par exemple le Planning Familial ou bien des associations de lutte contre l’homophobie ou encore de soutiens aux personnes trans comme l’Organisation de Solidarité Trans (OST).
En donnant du temps ou de l’argent pour ces associations on aide directement des personnes victimes du sexisme, de l’homophobie ou de la transphobie dans la société et on contribue à lutter contre le discours sexiste, homophobe et transphobe de l’extrême droite.
L’OST une orga créée par des personnes trans pour les personnes trans !
Le planning familial une association féministe essentielle !
Soutenir les associations antiracistes et de défense des sans-papiers
Les personnes racisé-es sont aux premières loges des violences entretenues par les discours racistes de l’extrême droite et des lois racistes adoptées par les différents gouvernements successifs.
Il est possible de s’engager dans des associations qui luttent contre les discours racistes, on peut aussi soutenir les influenceurs antiracistes qui produisent du contenu pour mieux comprendre comment combattre le racisme.
La lutte contre les violences policières est aussi souvent associée aux luttes antiracistes puisque les victimes de celles-ci sont majoritairement des personnes racisé-es.
On peut également s’engager pour les droits des personnes sans-papiers par exemple en luttant pour leur régularisation et contre les Centre de Rétention Administratives (CRA). Il existe de nombreuses associations pour les droits des personnes sans-papiers (Cimade, ASTI, collectifs anti-CRA…).
Affiche du collectif COLERE devant le CRA d’Orléans
Participer aux mobilisations locales
Nous essayons de relayer sur notre page les manifestations et rassemblement organisés à Orléans mais nous passons parfois à côté de certaines.
N’hésitez pas à vous abonner à d’autres pages militantes de votre ville pour ne rien manquer. En se rendant aux mobilisations on leur donne de la force, on se remotive et on peut échanger avec plein de militants et militantes.
Ce sont des moments importants de politisation.
Rassemblement antifasciste contre le RN
Parler politique dans son entourage
Il est important également d’agir au quotidien au travail, entre amis ou en famille en reprenant les personnes qui tiennent des propos racistes / sexistes / lgbtphobes afin de montrer que ce ne sont pas des opinions acceptables, les idées d’extrême droite doivent rester honteuses !
On peut a l’inverse contre attaquer en tenant un discours anticapitaliste, antiraciste et féministe décomplexé !
Lancer des initiatives !
Si vous êtes motivé-es il est possible de lancer avec quelques camarades un collectif ou un groupe d’action, de faire des collages, des tags, des communiqués ou bien toute sorte d’actions que vous déciderez ensemble (et que nous pourrons éventuellement relayer).
A l’échelle d’une petite ville ou même en campagne on peut vite avoir un impact même si on est pas très nombreux et nombreuses au départ !
Depuis l’investiture des candidats RN pour ces législatives anticipées nous avons épluché les profils des candidat-es du département, plusieurs ont d’ailleurs été dénoncé.es dans la presse pour racisme, misogynie, propos anti-IVG ou encore pour leur soutien à la Russie de Poutine.
Les candidats et suppléants RN lors des législatives de 2022.
Jean-Lin Lacapelle un proche du GUD et fan de Poutine
Jean-Lin Lacapelle proche du GUD, groupuscule d’extrême droite amateur d’agressions violentes et de saluts nazis, le candidat en décrit les anciens chefs comme “des amis”.
Jean-Lin Lacapelle est également un soutien de la Russie et un grand fan du dictateur Vladimir Poutine, il s’exposait d’ailleurs avec un t-shirt à son effigie sur ses réseaux sociaux. Il candidate sur la 5ème circonscription
Jean-Lin Lacapelle affiche en toute décontraction son soutien au dictateur Vladimir Poutine
Mathilde Paris la réac anti-IVG
Nouveau visage d’un RN soi-disant plus républicain, Mathilde Paris, élue députée en 2022 dans la 3ème circonscription, tient des positions radicalement anti féministes et le fait savoir.
Ancienne militante des Manifs pour Tous, proche un temps de Philippe de Villiers et de la cathosphère la plus dure, elle a comparé l’avortement à la Shoah en 2014.
Et ce n’est en rien une erreur de jeunesse.
Encore aujourd’hui, Mathilde Paris revendique ce positionnement anti-IVG, elle est en effet l’une des rares député-es à avoir voté contre l’inscription de l’IVG dans la constitution.
Mathilde Paris
Thomas Ménagé faux défenseur de la ruralité et climatosceptique
Élu sur la 4ème circonscription où il se présente à nouveau il déclarait en 2023 que les chercheurs du GIEC « ont parfois tendance à exagérer ».
Comme Mathilde Paris, Thomas Ménagé est censé être l’un des visages du RN « dédiabolisé ». Né en 1992, il est de la génération Bardella et adopte la même hypocrisie sociale.
Bon élève à l’Assemblée, il s’est curieusement absenté lors de votes (sur les déserts médicaux et la précarité des agriculteurs) qui auraient dû l’intéresser, lui qui se targue d’être le défenseur de la ruralité. Cet « oubli » est dans tous les cas dans la ligne de ses autres positions à l’Assemblée. A savoir, fort avec les faibles (contre l’augmentation du SMIC et le gel des loyers, pour la précarité des salariés) ; faible avec les forts (contre le retour de l’ISF).
Suite à un reportage d’Envoyé Spécial ou des militants RN adressait un « va à la niche » à une femme noire Thomas Ménagé à saisi l’Arcom, non pas pour dénoncer le racisme (ça n’en est pas selon lui) mais parce que cette femme serait selon lui une militante communiste.
Thomas Ménagé le faux défenseur de la ruralité et vrai climatosceptique
Anthony Zeller et son suppléant : misogynie, racisme et antisémitisme
Jean-Pierre templier, suppléant d’Anthony Zeller (candidat RN de la 6ème circonscription du Loiret) s’est illustré notamment par ses publications misogynes et antisémites sur les réseaux sociaux qui ont fait depuis le tour des médias locaux et nationaux. Le RN a depuis déclaré que Jean-Pierre Templier serait exclu du parti, mais il reste malgré tout suppléant d’Anthony Zeller.
Jean-Pierre Templier le mysogyne, raciste et antisémite suppléant d’Anthony Zeller
Mais le candidat titulaire Anthony Zeller (qui travaille comme attaché parlementaire pour l’ex député RN Thomas Ménagé) n’est pas en reste puisqu’il a notamment demandé « C’est où? En Afrique ? » sous une photo publiée par Mathilde Panot où il n’y a vraisemblablement pas assez de blancs pour lui. Il a également répondu « collabo comme toujours » à un tweet d’Olivier Faure qui dénonçait le racisme. Si il souhaite s’engager contre les « collabos » on conseille à M. Zeller de se renseigner sur les fondateurs de son parti !
Anthony Zeller confronté en live sur FR3 aux publications de son suppléant
Élodie Babin la conseillère régionale compagne d’Aleksandar Nikolic
Compagne du nouveau député européen RN Aleksandar Nikolic, Elodie Babin n’est pas très bavarde sur les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter celle-ci n’exprime pas une seule fois un avis personnel, on y trouve uniquement des repartages des publications de son compagnon ou de son parti. Elle se présente sur la 2ème circonscription ou elle n’a donné aucun signe de vie depuis le début de la campagne.
Elodie Babin et son compagnon Aleksandar Nikolic
Tiffanie Rabault une inconnue accompagnée par une girouette carriériste
Illustre inconnue dans le Loiret Tiffanie Rabault, conseillère en vente de 33 ans, se présente pour la première fois pour le RN sur la 1ère circonscription du département.
Elle incarne parfaitement la « dédiabolisation » et la génération Bardella.
Elodie Babin et sa girouette de suppléant Valentin Blelly
Son suppléant lui n’est pas inconnu bien au contraire. A seulement une trentaine d’années Valentin Blelly est déjà passé par le FN, puis LR puis Reconquête. Il est de retour au RN et a été élu conseiller municipal d’opposition à Saint-Jean Le Blanc sur une liste divers extrême droite que nous avions analysée dans une précédente publication.
La grande époque ou Blelly quittait LR pour Zemmour… Et le revoilà au RN !
Des candidats locaux à l’image de leur parti
Des candidats anciens les plus sulfureux proches de la GUD connection et soutiens de Poutine, en passant par les anti-IVG ou les racistes, jusqu’a la jeunesse de la génération Bardella biberonnée aux vidéos tik-tok de dédiabolisation.
Ces candidats locaux sont tous.tes à leur manière le reflet du RN. Malgré la nouvelle vitrine bien lisse que le parti d’extrême droite souhaite mettre en avant ce sont toujours les mêmes racistes en coulisses.
Ce parti toujours dirigé depuis le château de Montretout par la richissime famille Le Pen est désormais soutenu par de nombreux patrons.
Avec le RN il ne faudra s’attendre à aucune redistribution des richesses, leur projet central est le racisme mais il y en a d’autres : lutte contre les droits des femmes, des LGBT, muselage de la presse, restrictions des libertés syndicales…
Selon La République du Centre, Jean-Lin Lacapelle sera candidat dans la Cinquième circonscription du Loiret (Pithiviers jusqu’au nord d’Orléans).
Capture d’écran issue de « La République du centre »
La Rep’ présente Lacapelle comme un proche de Marine Le Pen mais ne fait aucune mention (comme le reste de la presse locale d’ailleurs) de son ancien engagement au Groupe Union Défense (GUD) ni de sa proximité actuelle avec la « GUD connection » pourtant directement mentionnée dans sa page wikipédia !
La page Wikipédia de Lacapelle mentionne clairement son engagement au GUD
Mais qu’est ce que le GUD ?
Le Groupe Union Défense abrégé GUD est un mouvement étudiant d’extrême droite violent à l’idéologie néonazie fondé en 1968. Le GUD a pour principal mode d’action les agressions violentes de militant-es d’extrême gauche.
Photo de Frédéric Chatillon à l’époque ou il militait au GUD
Jean-Lin Lacapelle en a fait partie et n’est d’ailleurs pas le seul, d’autres figures du RN ont milité au GUD. Notamment ses amis Frédéric Chatillon et Axel Loustau, également proches de MarineLe Pen.
Axel Loustau a par aileurs déjà été aperçu effectuant un salut nazi. Son fils Gabriel Loustau animait la manifestation C9M à Paris au mois de mai et a été arrêté il y a quelques jours à Paris pour avoir voulu « casser du PD » afin de fêter les résultats du RN…
Gabriel Loustau en pleine discussion avec les « forces de l’ordre »
Loik Le Priol, mis en examen pour le meurtre par balle en plein Paris du rugbyman Federico Martin Aramburu, était également un militant du GUD, son complice présumé, lui aussi mis en examen, Romain Bouvier (autre militant du GUD) était également ami sur Facebook avec Jean-Lin Lacapelle selon L’Express.
Frédéric Chatillon, dont Jean-Lin Lacapelle est un ami très proche (il a même assisté à son mariage avec la petite fille d’un SS), est une des figures de ce que l’on appelle la « GUD connection ».
Comme on peut le voir sur l’mage ci-dessus Jean-Lin est resté très proche de ses amis du GUD. Sur cette photo Jean-Lin Lacapelle avec Paul-Alexandre Martin (en arrière plan) , Frédéric Chatillon, Julien Rochedy, et Axel Loustau.
La “GUD connection” ce sont d’anciens membres du GUD qui forment le premier cercle de Marine Le Pen mais aussi son bras financier.
Trois membres de la GUD connection Frédéric Chatillon, Axel Loustau et Nicolas Crochet sont mis en examen dans le cadre du financement des campagnes de 2012 et, pour Chatillon, dans celui des élections de 2014 et 2015.
Ces hommes de confiance de Marine Le Pen ont la réputation — attestée par les témoignages d’anciens membres interrogés dans le livre « Marine est au courant de tout » — d’être obsédés par les juifs, de surnommer Hitler « Tonton » ou d’abuser de saluts nazis pendant leurs soirées entre amis.
Voila donc le vrai visage historique du RN et celui des militants qui ont vraiment le pouvoir au sein du parti. Quand on gratte un peu le vernis, la dédiabolisation s’effrite très vite.
Si jean-Lin Lacapelle venait à être élu on a de bonnes raisons de croire que cela favoriserait les agressions d’extrême droite et renforcerait les groupuscules violents localement.
Les députés RN sortant du Loiret Mathilde Paris et Thomas Ménagé incarnent quant à eux les visages propres de la dédiabolisation mais sont tout autant les défenseurs des dangereux projets racistes et sexistes du RN !
Sources :
“Quand Le Parisien met involontairement en lumière les amis d’ultra droite du Rassemblement national”, La Horde, 17 juin 2019.
“Lacapelle, des multinationales à la direction du FN”, La Horde, 11 janvier 201
“Frédéric Chatillon : l’ami « exilé » de Marine Le Pen toujours très connecté au RN”,L’Express,21 mai 2023.
“Assas, le GUD et la prison : Romain Bouvier, itinéraire d’un « gentleman fasciste »”, L’Express, 28 juin 2022.
“D’où vient l’influente « GUD connection » qui entoure Marine Le Pen ?”, Vice, 22 Mars 2017.
Le débat est en effet dangereux avec cette association qui porte plainte à la moindre critique !
Nous souhaitons revenir sur notre dernière publication au sujet de l’association Orléoquence qui a suscité beaucoup d’émois et même, semblerait-il, une plainte en diffamation à notre encontre !
La plainte d’Orléoquence a notre encontre a fait les gros titres de la république du centre !
Malgré cette tentative de procédure-bâillon nous maintenons l’ensemble des éléments présentés dans notre publication. Tout ce que nous avons publié est vrai, sourcé et d’intérêt public.
Nous nous étonnons que les membres d’une association censée favoriser l’éloquence et le débat réagissent avec autant d’hostilité face à quelques remarques ou critiques. La liberté d’expression doit-elle se limiter à ce qui ne dérange pas la mairie d’Orléans ou Orléoquence ?
De leur côté la conseillère municipale Fanny Picard et le conseiller municipal Gauthier Dabout ne mâchent pas leurs mots et ne semblent pas craindre de se rendre coupables de diffamation en nous accusant sans aucun fondement « d’appeler au harcèlement » voire de directement « harceler et menacer physiquement » les membres de l’association ! Pour rappel, à ce jour, un seul communiqué au sujet d’Orléoquence a été publié et chacun.e pourra juger de la violence des mots employés.
Le conseiller municipal Gauthier Dabout ne mâche pas ses mots pour défendre l’association apartisane !
Et si nos mots ont visiblement heurté l’association Orléoquence ainsi que les élu.es de la majorité de la mairie d’Orléans (qui semblent particulièrement chatouilleux.euses à la critique) nous tenons à rappeler qu’aucun coup, autre que rhétorique n’a jamais été porté. Nouvelle contradiction évidente que nous pourrons ajouter à la liste de cette association et de ses soutiens, qui prétendent défendre la liberté d’expression tout en usant de mensonges et de contre vérités. Pourquoi les élu.es et Orléoquence ont-iels besoin dans leur défense de recourir à ces artifices?
La violence existe bel et bien mais c’est plutôt du côté de l’extrême droite et de tous ses partis et groupuscules qu’il faut la dénoncer. Faut-il rappeler que c’est l’extrême droite qui a attaqué le théâtre occupé d’Orléans et blessé plusieurs personnes ? Que des groupes néonazis s’organisent et menacent des militant.es à Orléans ? Le terrorisme d’extrême droite est aujourd’hui la deuxième menace terroriste en France (derrière le djihadisme qui est aussi une idéologie d’extrême droite).
La réalité de la menace terroriste c’est bien l’extrême droite !
Contrairement à la thèse farfelue défendue par le conseiller municipal LRGauthier Dabout nous ne pensons pas que « l’extrême droite monte parce qu’on ne l’écoute pas assez ».Nous notons qu’Orléoquence semble partager la même idée que cet élu, elle qui s’est engagée avec force à lui donner aussi régulièrement la parole.
Avec leur raisonnement il faudrait certainement considérer Cnews ou BFMTV comme les meilleurs médias antifascistes en France?
Nous pourrions en rire si la situation n’était pas aussi inquiétante. Il suffit par exemple de zapper quelques minutes sur sa télévision pour constater l’omniprésence desreprésentant.es ou des discours liés à l’extrême droite aujourd’hui, puis pour comprendre les effets de cette médiatisation dans les urnes.
Cette affaire aura en tout cas permis de confirmer les liens étroits qu’entretient la majorité politique de la mairie d’Orléans avec cette association.
Orléoquence aura su trouver chez ces élus un soutien sans faille, qui entre posts sur les réseaux sociaux, participation active aux réunions organisées par les responsables de l’association et même prises de parole au sein du conseil municipal se seront engagés au plus près pour la défendre.
Gauthier Dabout et Fanny Picard ont tous les deux pris la parole en conseil municipal après avoir participé à l’AG d’Orléoquence
D’ailleurs quand FannyPicard souligne avec émotion l’engagement « bénévole » de ses membres– certainement pour insister sur son caractère généreux et purement désintéressé – nous lui rappelons que nous sommes également « bénévoles« et que nous aussi « mettons nos tripes dans nos actions ».
Il sembleraitcependant que s’opposer au fascisme et aux extrêmes droites soit moins valorisable sur un CV, que cela donne aussi moins de grâce aux yeux des élus de la majorité de la ville d’Orléans.
Orléoquence et la majorité municipale : un amour véritable !